• Et si prendre du recul faisait effectivement mieux sauter ?

    Vendredi 4 décembre 2020 | 9h30 - 12h00 Séminaire Vie des affaires

    On recommande aux dirigeants de prendre du recul, mais comment faire quand les enjeux de court terme et les crises s’enchaînent ? Bertrand Ballarin et Pierre Janicot, qui pensent d’expérience que c’est justement dans ces moments-là que le recul du dirigeant fait sa valeur ajoutée, leur proposent une idée qui peut paraître folle : travailler de grands textes (on retrouvera avec délice Aristote, Montesquieu, Tocqueville, Aron et quelques autres) pour se livrer à la controverse dans un esprit d’exigence intellectuelle et de respect de l’autre. Quelques audacieux se sont lancés avec grand profit, selon eux. Avec la crise de la Covid-19, le dispositif a été transposé sous forme de salons gratuits, en visioconférence, donnant la possibilité, pour quiconque le souhaite, de trouver le chemin d'une pensée libre, rigoureuse et élaborée. Après trois séries de salons, ils viennent nous en parler, accompagnés de participants qui ajouteront le témoignage à l’explication.

  • Pour un réveil écologique, ce que les jeunes attendent maintenant des entreprises

    Mardi 1 décembre 2020 | 17h00 - 19h00 Séminaire L'École de Paris vient chez vous

    En 2018, des étudiants et jeunes diplômés, outrés de voir que malgré les appels répétés des scientifiques et la multiplicité des changements irréversibles observés nous continuons notre cheminement vers une catastrophe environnementale et humaine, lancent un manifeste qui mobilise rapidement plus de 30 000 d’entre eux. Ils savent que les entreprises recherchent leurs “talents” et cela leur donne un levier : ils n’iront que dans celles qui agissent comme ils le souhaitent, et les feront évoluer. Ils s’arment pour ce faire, en notant les entreprises, en indiquant des questions à poser lors des entretiens de recrutement, en créant des dispositifs pour s’instruire des premiers pas des recrutés et les aider, en faisant des études sectorielles, etc. Pour eux, le dialogue avec les entreprises est un moyen de les faire évoluer et de leur faire sentir leur détermination. C’est dans cet esprit que trois membres du collectif Pour un réveil écologique viennent à ce débat.

  • Débat sur les voies de la transition énergétique

    Les chemins de la transition énergétique ne sont pas aussi clairement tracés qu’on l’entend souvent dire. Les solutions prônées par les uns sont honnies par les autres, selon l’appréciation que chacun se forge des priorités et des risques acceptables. Ainsi le nucléaire est-il le vecteur le plus efficace de la transition énergétique pour certains, quand d’autres le jugent délétère par-dessus tout ; ainsi le photovoltaïque et l’éolien représentent-ils l’avenir pour certains, quand d’autres dénoncent leur forte emprise au sol et leur effet sur la biodiversité ; ainsi la protection de l’environnement prime-t-elle, pour d’autres encore, sur la croissance économique. Comment comprendre ces divergences d’approche et comment identifier les leviers d’action les plus efficaces ?

     

  • L’Oréal : le fleuron français de la Tech ?

    Lundi 7 décembre 2020 | 17h30 - 19h30 Séminaire Transformations numériques

    La France cherche son futur champion de la Tech, mais celui-ci existe peut-être déjà. Si l’alliance des produits de beauté et du digital n’allait pas de soi chez L’Oréal avant 2010, elle est devenue depuis un puissant moteur de transformation et de performance du Groupe. En basculant ses investissements média vers les réseaux sociaux, en se développant fortement sur le e-commerce, en cultivant un patrimoine de données inégalé au travers de son 1,2 milliard de clients, ou encore en développant des services Tech innovants comme le diagnostic de peau, L’Oréal est devenue leader mondial de la Beauty Tech. Pour cela, elle a dû intégrer la Tech au cœur de son business, ses métiers, son organisation, et trouver les moyens de la maîtriser comme elle avait su le faire pour le marketing, le développement produit ou la production. Cela a nécessité d’apprendre à conjuguer curiosité et sens critique et de développer, dans une logique de plateforme, des services technologiques standards faciles et rapides à intégrer dans des expériences clients multiples et diverses.

  • Fnac Darty : la bataille pour des produits durables et réparables

    Mercredi 2 décembre 2020 | 9h00 - 11h30 Séminaire Économie et sens

    Darty et la Fnac sont emblématiques du développement de la société de consommation depuis les années 1970. Pour rassurer les clients dans l’achat d’appareils coûteux, Darty invente le “contrat de confiance” et développe un service après-vente de grande qualité. La Fnac mise sur le conseil, en créant notamment le Labo Fnac qui teste les produits et leur attribue des étoiles. Cependant, avec Internet et l’apparition de concurrents comme Amazon, les avantages compétitifs de ces acteurs historiques s’amenuisent. On voit de plus que la société de consommation arrive dans une impasse par le gaspillage qu’elle génère. Le groupe Fnac Darty, issu de la fusion des deux enseignes, se lance alors dans un modèle de consommation plus respectueux des ressources de la planète. Mais pour réussir, il faudra influencer la conception des produits et inventer un modèle d’affaires permettant de développer durablement la réparation, pour laquelle tout reste à reconstruire dans l’électroménager…

  • Le Grand Chalon s’illustre dans l’art d’entraîner

    Entre Chalon-sur-Saône et l’industrie, c’est une longue histoire. La localisation de la ville sur la Saône et à proximité des forges du Creusot a favorisé la création d’un chantier de construction navale au XIXe siècle. Puis se sont développées les activités mécaniques, la métallurgie et la fabrication de produits métalliques ainsi que la fabrication de verre. La communauté d’agglomération du Grand Chalon compte aujourd’hui 9 400 emplois industriels selon l’INSEE : 32 % de ces emplois proviennent du secteur des produits métalliques, et Framatome, fabricant de composants pour les réacteurs nucléaires français, en est le plus grand pourvoyeur. Cette séance a mis en évidence le rôle d’entraînement joué par le nucléaire dans le tissu économique local, mais également la résilience de ce territoire, liée à sa capacité à diversifier ses activités, à son dynamisme dans les domaines de la formation industrielle et de la transformation numérique, ainsi qu’à la solidarité qui s’est exprimée chez les industriels à l’occasion de la crise sanitaire de la Covid-19.

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Une flamme et mille défis : enchanter les grands événements du monde


Cinq semaines, c’est le temps qu’il a fallu au Groupe F pour concevoir et réaliser le spectacle pyrotechnique d’inauguration du Burj Khalifa, plus grand feu d’artifice du monde sur une tour culminant à 830 mètres. Cette réactivité, pour une PME opérant partout dans le monde depuis la Camargue, a reposé sur plusieurs piliers : la maîtrise du feu comme forme d’expression, un outil d’une redoutable efficacité pour concevoir des spectacles enchanteurs destinés à un large public, une équipe pluridisciplinaire animée par les défis et soudée par une communauté d’esprit. L’histoire du Groupe F est celle d’un groupe d’artistes qui a bâti une entreprise reconnue mondialement sur la base de leurs convictions : concevoir des spectacles porteurs de sens à destination du plus grand nombre, refuser la dépendance aux pouvoirs publics, choisir le monde plutôt qu’un territoire, être libres. Une flamme dont l’entretien les conduit à adapter l’entreprise aux changements des temps…

Débat sur les voies de la transition énergétique


Les chemins de la transition énergétique ne sont pas aussi clairement tracés qu’on l’entend souvent dire. Les solutions prônées par les uns sont honnies par les autres, selon l’appréciation que chacun se forge des priorités et des risques acceptables. Ainsi le nucléaire est-il le vecteur le plus efficace de la transition énergétique pour certains, quand d’autres le jugent délétère par-dessus tout ; ainsi le photovoltaïque et l’éolien représentent-ils l’avenir pour certains, quand d’autres dénoncent leur forte emprise au sol et leur effet sur la biodiversité ; ainsi la protection de l’environnement prime-t-elle, pour d’autres encore, sur la croissance économique. Comment comprendre ces divergences d’approche et comment identifier les leviers d’action les plus efficaces ?

 

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L'Édito

Le dernier kilomètre

  • -

Edito du 17 novembre 2020

Il y a ce sentiment étrange que nous en avons mis sous le tapis, pendant des années, des siècles, et que
tout cela remonte aujourd’hui, à force d’accumulation, en déclenchant toutes sortes d’intolérances.
Sous le tapis, angles morts, laissés-pour-compte… Elles sont nombreuses, les expressions, à décrire
ces phénomènes de non-prise en compte, consciente ou non, de parties prenantes potentielles, ou d’effets
induits ou collatéraux.

L’économie a inventé la notion d’externalités pour reconnaître que ses cadres d’analyse laissaient de côté
un certain nombre de phénomènes. Depuis, la responsabilité sociale de l’entreprise, l’entreprise inclusive,
la décarbonation, la diversité, les stratégies dites Bas de la pyramide, l’égalité professionnelle entre les
femmes et les hommes, la lutte contre l’exclusion et les inégalités… se sont imposés comme des enjeux
d’autant plus importants qu’ils avaient été longtemps négligés. Car longtemps, le progrès a été comme
un train lancé à pleine vitesse, qui faisait peu de cas de ce qui l’entourait et laissait dans son sillage
beaucoup de laissés-pour-compte.

Tous ces trains manqués n’ont pas les mêmes explications. L’efficacité et le pragmatisme ont compté.
Le développement économique s’est longtemps opéré dans une approche industrielle, dans laquelle
le traitement singulier avait un coût marginal important. La notion de “dernier kilomètre”, bien connue
en logistique, traduit le fait que le coût de traitement s’accroît au fur et à mesure qu’on se rapproche
du point de livraison final, au fur et à mesure qu’on touche au singulier. Embarquer toutes les parties
prenantes nécessite un travail de fourmi.

Une autre explication à ces oublis s’impose malheureusement, celle des sacrifices que l’on fait au nom
de l’idée de progrès. Les grandes découvertes ont été conduites les cales remplies d’esclaves. Les promesses
de l’intelligence artificielle se font aujourd’hui en partie sur le dos de damnés du numérique, travailleurs
essentiels au perfectionnement de cette technologie, mais relégués aux oubliettes pour en préserver
le mythe.

Comment la finance peut-elle aider à sortir les gens de la pauvreté ? Quelle place et quel rôle pour
les soutiers du numérique ? Comment se traite la question des déchets, effet induit longtemps négligé du
progrès ? Comment les champions cachés, ces PME très performantes mais peu visibles, parviennent-ils
à recruter ? Comment, pour une entreprise, prendre le temps de s’intéresser aux start-up et d’intégrer
les technologies qu’elles développent ? Les articles de ce numéro traitent, selon des dimensions différentes,
de la capacité des entreprises à prendre en compte les angles morts.

Le dernier kilomètre, qu’il s’agit de parvenir à accomplir enfin, consiste à ne laisser plus rien ni personne
au bord de la voie. Un dernier kilomètre qui ne marque pas la fin d’un voyage pour le train du progrès,
mais l’entrée dans un cheminement apaisé et sans limite. Chi va sano va lontano.

Thomas Paris

Édito du Journal de l'École de Paris du management n° 146

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Prochaines séances - Tout voir

Pour un réveil écologique, ce que les jeunes attendent maintenant des entreprises

Séminaire L'École de Paris vient chez vous


Par

  • Adam MELKI, Sciences Po, membre du collectif Pour un réveil écologique
  • Didier HOLLEAUX, Directeur général adjoint d’ENGIE
  • Marie-Aimée FERTÉ, Université Paris Dauphine, membre du collectif Pour un réveil écologique
Fnac Darty : la bataille pour des produits durables et réparables

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Le journal

Le dernier kilomètre

  • -

N°146 | Novembre / Décembre 2020

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Ouvrages

Idées – Tome II

  • -

Par Claude Riveline

À travers sa page Idées, publiée dans Le Journal de l’École de Paris du management depuis sa création en 1997, Claude Riveline nous fait part de ses réflexions éclairantes et malicieuses sur le management. Tout comme celles du premier tome, paru en 2006, les Idées de ce second tome sont à découvrir ou redécouvrir à la lumière du monde actuel.
 

Pour commander cet ouvrage ou pour tout renseignement, merci de nous envoyer un mail à l'adresse contact@ecole.org

Tarifs
Idées Tome II, version papier + numérique : 10 € + frais de port*

Offre spéciale : Idées Tome I + Idées Tome II (papier + numérique) : 15 € + frais de port*
Idées Tome II, version numérique (formats disponibles : PDF, EPUB et MOBI) : 7 €

* Frais de port : 5€ pour 1 à 2 exemplaires – à partir de 3 exemplaires et pour les envois à l'étranger, merci de nous contacter.

 

 

Ouvrages

Prise de parole

1785 orateurs sont intervenus depuis la création des séances de l'École de Paris. Voici un aperçu de nos prochains invités :

Didier HOLLEAUX

Directeur général adjoint d'ENGIE

1 décembre 2020

Pour un réveil écologique, ce que les jeunes attendent maintenant des entreprises

Marie-Aimée FERTÉ

Université Paris Dauphine, membre du collectif Pour un réveil écologique

1 décembre 2020

Pour un réveil écologique, ce que les jeunes attendent maintenant des entreprises

Adam MELKI

Sciences Po, membre du collectif Pour un réveil écologique

1 décembre 2020

Pour un réveil écologique, ce que les jeunes attendent maintenant des entreprises

Olivier TRUFFINET

École polytechnique, membre du collectif Pour un réveil écologique

1 décembre 2020

Pour un réveil écologique, ce que les jeunes attendent maintenant des entreprises

Régis KOENIG

Directeur de la Politique services, Fnac Darty

2 décembre 2020

Fnac Darty : la bataille pour des produits durables et réparables

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