Séminaire Vie des affaires | vendredi 12 mars 2010 - 9h30 - 12h

Les salaires en finance ont été pointés à tort ou à raison comme la cause de la débâcle de 2008. Dans un même mouvement, on condamne l'immorale cupidité des acteurs de Wall Street et la perversité des schémas incitatifs mis en place dans les banques. Mais a-t-on seulement compris le fonctionnement du marché du travail qui permet des rémunérations d'un tel montant ? Une enquête d'ampleur menée par Olivier Godechot au tournant des années 2000 permet de révéler des mécanismes plus que jamais actuels. Elle montre que ces rémunérations sont moins le résultat d'une politique optimisée d'incitation que le fruit d'une opération de partage. Les opérateurs financiers se reconnaissent des quasi-droits de propriété sur des actifs de l'entreprise (portefeuilles, clients, etc.). Si leurs droits sur les fruits de ces actifs ne sont pas reconnus, ils peuvent faire défection, avec l'ensemble des biens accumulés lors de leur parcours et en monnayer le prix.

Le compte rendu de ce séminaire a été rédigé par :

Yves DOUGIN

Cette séance a été publiée dans le n°85 du Journal de l'École de Paris du management, intitulé Juger et comprendre.

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