Séminaire Business life
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vendredi 6 mars 2009
- 9h30 - 12h
L'effet halo consiste à inférer d'une impression générale une caractéristique spécifique. C'est ce qui a poussé les Américains à évaluer négativement l'ensemble de la politique du président Bush après sa gestion désastreuse des suites de l'ouragan Katrina, ou les clients d'une hot-line à sous-estimer leur temps d'attente lorsqu'ils avaient obtenu satisfaction au cours de leur appel. Même des chercheurs patentés annoncent avoir percé le secret de la performance des entreprises ou de leur longévité en s'appuyant sur des données contaminées par l'effet halo. Philip Rosenzweig montre qu'ils cèdent aussi à de nombreux autres mirages : celui de la performance absolue, qui n'existe pas dans un univers concurrentiel ; celui des lois de la physique, qui ne s'appliquent pas dans le monde des affaires ; ou encore celui de la causalité, dont le sens est parfois trompeur. Cette mise en garde sera-t-elle entendue ? Rien de moins sûr, car nous aimons tous que l'on nous raconte de belles histoires rassurantes…
Le compte rendu de cette séance a été rédigé par :
Élisabeth BOURGUINAT
Cette séance a été publiée dans le n°79 du Journal de l'École de Paris du management,
intitulé
Rêver et gérer.
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